2027 se prépare maintenant : le SSI refuse l’effacement

Alors que les partis politiques commencent à bâtir leurs programmes pour l’élection présidentielle de 2027, le Syndicat des Sophrologues Indépendant a choisi d’agir plutôt que d’attendre. Treize formations politiques ont été saisies par courrier postal, puis relancées par mail, afin de clarifier leurs intentions sur l’avenir du métier de sophrologue. À ce jour, seul Horizons a répondu. Cette séquence dit une chose essentielle : le SSI n’est pas un syndicat de commentaire. C’est un syndicat d’action, de vigilance et d’interpellation, entièrement indépendant de toute école de formation et résolument engagé dans la défense des sophrologues professionnels.

Editorial SSI JUIN

Le temps politique n’attend pas. Le SSI non plus.

Il est des périodes où l’on n’a plus le droit de rester au bord du chemin. L’approche d’une élection présidentielle en fait partie. Car c’est toujours bien avant le scrutin que se dessinent les lignes, que se hiérarchisent les sujets et que se préparent les arbitrages.

Le SSI a pleinement pris la mesure de cet enjeu.

À l’heure où les grandes formations politiques commencent à préciser leur vision du travail, de la prévention, de l’accompagnement humain, de l’activité indépendante et de l’organisation sociale de demain, le Syndicat des Sophrologues Indépendant a choisi de ne pas attendre d’être oublié pour réagir. Il a pris l’initiative. Il a écrit. Il a questionné. Il a relancé. Il a demandé des réponses claires.

Treize partis politiques ont ainsi été officiellement contactés par courrier postal, puis relancés par mail, afin de connaître leur position sur l’avenir du métier de sophrologue et, plus largement, sur la place des métiers d’accompagnement de la personne vers un mieux-vivre dans les politiques publiques à venir.

Cette démarche n’a rien d’anecdotique. Elle est profondément syndicale. Elle relève d’une conviction simple : lorsqu’une profession veut être respectée, elle ne peut pas se contenter d’espérer être entendue. Elle doit se rendre visible, se faire reconnaître, poser les bonnes questions et exiger des réponses.

Le SSI agit en syndicat, pas en spectateur

Il faut le rappeler avec force : le SSI n’est ni une vitrine de circonstance ni un simple label destiné à rassurer. Le SSI est un syndicat professionnel. Il défend les sophrologues indépendants. Il porte leur voix. Il protège leur crédibilité. Il affirme leurs exigences. Il agit sur le terrain de la représentation et de la reconnaissance professionnelle.

Dans cette séquence politique, le SSI a fait exactement ce que doit faire un syndicat vivant et responsable : prendre l’initiative avant qu’il ne soit trop tard, interpeller les responsables politiques avant que les programmes ne soient figés, mettre sur la table les questions que d’autres préfèrent contourner, et rappeler, calmement mais fermement, qu’une profession aussi présente dans la société ne peut pas rester indéfiniment dans l’angle mort des décisions publiques.

Car enfin, comment parler sérieusement de prévention, de qualité de vie au travail, de rapport au stress, d’accompagnement des publics ou de mieux-vivre sans se pencher sur la réalité des sophrologues professionnels qui exercent chaque jour, dans un cadre déontologique, auprès de leurs clients ? Comment prétendre réfléchir à la structuration des métiers de l’accompagnement sans écouter ceux qui les incarnent réellement sur le terrain ?

Le SSI ne l’accepte pas. Et c’est précisément pour cela qu’il agit.

Une indépendance totale vis-à-vis des écoles de formation

Dans ce débat, une ligne de clarté doit être tenue sans ambiguïté. Le SSI est un syndicat indépendant de toute école de formation. Cette indépendance n’est pas un détail. Elle est une condition de crédibilité. Elle est une garantie de liberté de parole. Elle permet au syndicat de défendre uniquement les intérêts de la profession, sans confusion d’intérêts, sans dépendance institutionnelle, sans arrière-pensée de promotion d’un courant, d’une méthode ou d’un organisme.

Le SSI parle au nom des sophrologues indépendants. Il ne parle pas au nom d’une école. Il ne représente pas un marché de la formation. Il ne confond pas la logique pédagogique avec l’exigence de représentation professionnelle.

C’est cette indépendance qui donne à sa parole sa force. Lorsqu’il interpelle les partis politiques, le SSI ne défend pas une chapelle. Il défend une profession. Il défend un exercice sérieux, responsable, lisible pour le public, et fondé sur une véritable exigence déontologique.

 

Ce que le SSI demande au monde politique

Les courriers adressés aux partis n’avaient rien de vague. Le SSI n’a pas écrit pour occuper le terrain. Il a écrit pour obtenir des positions claires sur des enjeux structurants.

La première question est celle de la reconnaissance du métier. Il ne s’agit pas d’entretenir des illusions, encore moins des confusions, mais de savoir quelle place les responsables politiques entendent accorder à la sophrologie professionnelle dans les réflexions à venir sur les métiers d’accompagnement de la personne vers un mieux-vivre.

La deuxième question est celle de la protection du public. Un métier lisible, clair et structuré protège à la fois les professionnels sérieux et les personnes qui recherchent un accompagnement de qualité. Le flou ne protège personne. L’imprécision affaiblit tout le monde. Le SSI demande donc que soit pensée une structuration cohérente, compréhensible et responsable de la profession.

La troisième question est celle de la clarté professionnelle. La sophrologie n’a pas à être présentée comme une pratique médicale, et les sophrologues n’ont pas à être enfermés dans des approximations qui brouillent leur identité professionnelle. Le SSI défend une ligne nette : un exercice sérieux, déontologique, indépendant, assumé comme métier d’accompagnement vers un mieux-vivre, sans confusion avec les professions de santé réglementées.

Enfin, la quatrième question est celle de la défense des sophrologues indépendants. Derrière les grands mots, il y a des femmes et des hommes qui exercent, qui entreprennent, qui accompagnent des clients, qui structurent leur activité, qui contribuent à la vie économique et sociale du pays, et qui attendent légitimement que leur profession soit considérée avec sérieux.

À ce jour, le silence domine

Le constat, à ce stade, est limpide : sur treize partis politiques contactés, un seul a répondu.

Ce chiffre, à lui seul, dit déjà beaucoup. Il dit la difficulté persistante qu’il y a encore, pour notre profession, à obtenir une écoute à la hauteur de sa réalité. Il dit aussi combien le travail syndical reste indispensable. Car un silence politique n’est jamais neutre. Il signifie au minimum qu’un sujet n’a pas encore été traité avec l’attention qu’il mérite. Et lorsqu’un métier n’est pas clairement identifié dans les radars des décideurs, le risque est grand qu’il soit relégué, minimisé ou simplement oublié.

Le SSI, précisément, est là pour empêcher cet effacement.

Il serait facile de se résigner. Il serait facile de conclure que les réponses viendront plus tard. Ce serait une erreur. En réalité, ce silence confirme l’utilité du travail engagé. Il démontre que rien n’est acquis. Il rappelle qu’une profession qui ne se bat pas pour être reconnue finit toujours par être décrite par d’autres, ou ignorée par tous.

La réponse d’Horizons : un signal, pas un aboutissement

À ce jour, seul Horizons a répondu à la requête du SSI. Cette réponse mérite d’être relevée avec mesure. Non par excès d’enthousiasme, mais parce qu’elle constitue, à ce stade, le seul signe concret d’attention porté à notre démarche.

Il faut savoir reconnaître ce qui existe, sans surinterpréter. Une réponse ne vaut pas encore position complète. Elle ne constitue pas en elle-même un engagement définitif. Mais elle ouvre un échange. Elle signifie qu’un mouvement politique a, au moins, pris la peine de considérer notre interpellation et d’y répondre.

Dans le contexte actuel, cela compte. Et cela mérite d’être noté.

Pour autant, le SSI ne se satisfera pas d’un simple accusé de réception politique. Son rôle n’est pas d’accumuler des signes de courtoisie. Son rôle est d’obtenir des orientations, des clarifications, des engagements de principe, et de mettre les responsables politiques face aux enjeux réels de la profession.

Le syndicalisme militant, c’est la constance

Ce que montre cet épisode, une fois de plus, c’est que le militantisme syndical n’est pas un discours. C’est un travail de fond, de continuité, parfois discret, souvent exigeant, toujours nécessaire.

Un syndicat militant, ce n’est pas une organisation qui attend que l’actualité frappe à sa porte. C’est une organisation qui anticipe, écrit avant qu’il ne soit trop tard, relance quand le silence s’installe, interroge quand d’autres hésitent, et défend la profession même lorsque la reconnaissance tarde à venir.

Le SSI est de cette trempe.

Il agit à chaque fois que cela est nécessaire. Il se tient en éveil. Il refuse les postures confortables. Il ne s’endort pas dans le commentaire. Il ne délègue pas à d’autres la responsabilité de parler au nom des sophrologues indépendants. Il prend sa part, pleinement et constamment.

C’est cette constance qui fait la différence entre une structure symbolique et un véritable syndicat professionnel. C’est elle qui donne au SSI sa légitimité. Et c’est elle que les adhérents sont en droit d’attendre de leur syndicat.

La profession a besoin d’une voix claire

Dans une période marquée par les confusions, les discours imprécis et les promesses changeantes, la profession a besoin d’une voix claire. Elle a besoin d’un cap. Elle a besoin d’une parole à la fois ferme, responsable et lisible.

Le SSI assume cette fonction.

Il le fait sans détour, mais sans outrance. Il le fait avec engagement, mais sans agressivité. Il le fait avec conviction, mais sans jamais brouiller la nature de la sophrologie ni les responsabilités propres du sophrologue professionnel. Il le fait, surtout, en gardant au centre une idée simple : défendre les sophrologues indépendants, défendre la clarté du métier, défendre la crédibilité de la profession, et défendre l’intérêt du public qui a droit à des repères sérieux.

Ce travail n’est pas accessoire. Il est décisif. Car l’avenir d’un métier ne se joue pas seulement dans l’exercice quotidien. Il se joue aussi dans la manière dont il est compris, nommé, protégé et reconnu dans l’espace public.

Le SSI continuera

Le mois de juin doit donc être lu pour ce qu’il est : non pas comme une simple étape de correspondance, mais comme un moment de clarification syndicale. Le SSI a agi. Il a interrogé treize partis politiques. Il les a saisis par courrier postal. Il les a relancés par mail. Il a obtenu, à ce jour, une seule réponse. Il en prend acte. Et il poursuit.

Il poursuivra ses relances. Il poursuivra son travail d’interpellation. Il poursuivra sa mission de défense, de structuration et de représentation des sophrologues indépendants. Il continuera à rappeler que notre métier mérite mieux que l’imprécision, mieux que l’oubli, mieux que les classements approximatifs et les silences commodes.

Il continuera parce que c’est son devoir. Et parce qu’un syndicat digne de ce nom ne se mesure pas à la facilité des périodes calmes, mais à sa capacité à tenir la ligne quand il faut faire reconnaître une profession dans le débat public.

À tous les adhérents du SSI, le message doit être entendu clairement : votre syndicat est au travail. Il veille. Il agit. Il écrit. Il relance. Il défend. Il interpelle. Il construit.

Et il continuera à le faire.

Parce que les sophrologues indépendants ont besoin d’être représentés avec sérieux. Parce que leur métier mérite clarté et reconnaissance. Parce que la profession a besoin d’une voix libre, forte et indépendante. Et parce que le SSI entend rester, plus que jamais, ce qu’il a toujours voulu être : un syndicat debout, lucide, engagé, et entièrement tourné vers la défense des sophrologues professionnels.

Le SSI ne regarde pas passer l’histoire. Il y prend part.

Alain Giraud
Président national du Syndicat des Sophrologues Indépendants

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