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Guide pratique de la déontologie en sophrologie - Comprendre, appliquer et faire vivre l’éthique du métier

Pourquoi ce guide ?

La sophrologie accompagne aujourd’hui des milliers de personnes dans des démarches de mieux-être, de gestion du stress, ou de préparation mentale. Mais qu’en est-il du cadre éthique de cette pratique ?

Ce guide du Syndicat des Sophrologues Indépendants (SSI) a pour vocation de répondre à cette question de façon claire, concrète et accessible.

Que vous soyez sophrologue ou une personne en recherche d’accompagnement, vous trouverez ici des repères déontologiques essentiels, illustrés de situations de terrain.

Pourquoi la déontologie est-elle essentielle en sophrologie ?


La sophrologie est une discipline fondée sur la parole, la confiance et la relation humaine. Elle touche à l’intime, à l’émotionnel, parfois à la vulnérabilité.

C’est pourquoi elle ne peut être pratiquée sans une éthique forte et structurante.

La déontologie protège à la fois le public (en posant des limites claires) et les sophrologues (en leur offrant un cadre d’action stable et professionnel).

Dans un contexte où la pratique de la sophrologie connaît un essor important, il devient essentiel d’affirmer clairement les repères éthiques qui encadrent la profession.

Le Syndicat des Sophrologues Indépendants (SSI), acteur engagé de longue date pour la reconnaissance et la structuration de la sophrologie, lance une réactualisation de sa charte déontologique.

Cette initiative vise à offrir à la fois un cadre clair pour les professionnels et une garantie de sécurité et de lisibilité pour le grand public.

Cette nouvelle charte, pensée comme un référentiel partagé, rappellera les principes fondamentaux qui doivent guider toute pratique sophrologique :

  • le respect inconditionnel de la personne,
  • la confidentialité absolue,
  • l’absence de jugement,
  • et surtout, la non-substitution aux soins médicaux.

Elle viendra aussi préciser les engagements concrets attendus des sophrologues indépendants : une posture professionnelle claire, un cadre d’intervention rigoureux, et une exigence de formation continue tout au long de leur parcours.

Un groupe de travail éthique sera constitué à la rentrée 2025 pour piloter cette révision, en collaboration avec les membres du SSI et plusieurs partenaires professionnels et en s'appuyant sur la norme AFNOR du Sophrologue.

L’objectif est de construire un document accessible, vivant et fédérateur, à la hauteur des enjeux actuels.

La publication de cette nouvelle charte déontologique est prévue pour courant 2025, avec la volonté affirmée d’en faire un outil de confiance et de cohérence pour tous les acteurs de la sophrologie.

Qu'est-ce que la déontologie ?

La déontologie, c’est l’ensemble des règles de conduite que se donne une profession. Elle ne remplace pas la loi, mais elle l’encadre de manière spécifique. Elle repose sur des valeurs fondamentales : respect, bienveillance, intégrité, et confidentialité.

Les grands principes de la déontologie

Le respect de la personne

Chaque individu accueilli doit être considéré dans sa dignité, son histoire, son autonomie. Le sophrologue n’impose rien. Il guide avec écoute et neutralité, sans jugement.

La confidentialité

Les échanges en séance sont strictement confidentiels. Aucune information ne peut être transmise à un tiers sans l’accord explicite du client, sauf dans des cas prévus par la loi.

La compétence

Un sophrologue responsable travaille dans le cadre de ses compétences. Il ne se substitue jamais à un professionnel de santé, ne pose pas de diagnostic, et n’intervient pas sur des troubles médicaux sans coordination.

La responsabilité professionnelle

Le sophrologue s’engage à s’auto-évaluer, à se former, et à solliciter une supervision régulière. Il doit être capable de reconnaître ses limites, et d’orienter si nécessaire vers d’autres professionnels.

Formation, supervision, syndicat… que doit faire un sophrologue engagé ?

Un sophrologue éthique se forme tout au long de sa carrière, participe à des groupes d’échange de pratique, consulte un superviseur, et s’engage dans un syndicat comme le SSI qui garantit un socle déontologique.

Cas concrets de dilemmes déontologiques

Cas n°1 : Une relation qui devient trop personnelle

Situation : Une cliente invite son sophrologue à déjeuner régulièrement. Il sent que la relation devient ambiguë.
Déontologie : Le sophrologue doit préserver la distance professionnelle. Il peut exprimer gentiment que cette relation pourrait altérer le cadre de la thérapie, et recentrer les échanges dans un cadre de séance.

Cas n°2 : Une demande qui sort du champ de la sophrologie

Situation : Un client en souffrance psychique importante demande un accompagnement hebdomadaire en remplacement de son suivi psychiatrique.
Déontologie : Le sophrologue doit rappeler les limites de son champ d’action et encourager un retour vers un suivi médical. Il peut proposer une co-construction en lien avec le professionnel de santé, si autorisé.

Cas n°3 : Une séance avec un enfant, sans cadre parental clair

Situation : Une mère inscrit son enfant de 10 ans mais refuse que le père soit informé.
Déontologie : Le sophrologue doit s’assurer de la légalité de l’autorisation parentale. En cas de doute sur l’exercice de l’autorité parentale, il suspendra la prise en charge.

 

Un doute sur une situation ?

La déontologie invite à ne pas agir seul. En cas de doute, le sophrologue peut se tourner vers son superviseur ou le comité déontologique du SSI.

Comment réagir face à un manquement déontologique ?

Pour le sophrologue : se remettre en question avec responsabilité

Reconnaître une erreur, chercher à comprendre ce qui n’a pas fonctionné, solliciter une supervision : autant de réflexes professionnels sains face à un manquement.

Le plus important est de rester dans une posture d’écoute et de remise en question, sans culpabilité stérile.

Pour le client : faire valoir ses droits

Un client qui se sent mal à l’aise peut :

  • Questionner son sophrologue sur ce qui le dérange.
  • Mettre fin à l’accompagnement si la confiance est rompue.
  • Signaler un comportement inadapté au syndicat dont dépend le sophrologue (comme le SSI).

 

Quelle est la différence entre faute déontologique et faute pénale ?

Une faute déontologique enfreint les règles de la profession. Une faute pénale viole la loi (ex : abus de faiblesse). Dans certains cas, les deux peuvent se cumuler. Le SSI peut statuer sur le premier cas, mais pas sur le second. 

Le rôle du Syndicat des Sophrologues Indépendants


Le SSI œuvre depuis plus de 15 ans pour structurer la profession autour de valeurs communes et offrir un espace sûr pour les professionnels comme pour le public.

Code de déontologie

Tous les membres du SSI s’engagent formellement à respecter un code de déontologie mis à jour régulièrement. Ce code est public, accessible, et engageant.

Ce code est consultable sur le site sur la page : Code de déontologie du SSI

Comité de déontologie

Un comité indépendant reçoit les signalements, propose des médiations, et peut sanctionner des manquements graves. Son objectif est autant protecteur qu’éducatif.

Outils pour les sophrologues

Le SSI met à disposition :

  • Des fiches pratiques pour gérer les situations complexes.
  • Une cellule d’écoute déontologique.
  • Un accompagnement à la supervision ou à la formation continue.

 

Pourquoi choisir un sophrologue membre du SSI ?

Cela garantit un engagement éthique clair, un recours en cas de litige, et l’assurance d’un professionnel suivi, formé, encadré.

Vers une sophrologie responsable

La déontologie n’est pas une option. Elle est au cœur de la pratique sophrologique, pour assurer des relations saines, respectueuses et sécurisées.

Elle se construit au quotidien, dans les choix concrets, et dans l’humilité du questionnement. Le SSI accompagne cette exigence avec des outils, un cadre et une éthique partagée.

 

Les bonnes questions à poser à son sophrologue

Avant de commencer un accompagnement, il est tout à fait légitime de s’assurer du sérieux du professionnel.

Voici quelques questions utiles :

  • Êtes-vous membre d’un syndicat professionnel ?
  • Avez-vous signé un code de déontologie ?
  • Êtes-vous en supervision régulière ?
  • Vous formez-vous en continu ?
  • Quelle est votre limite d’intervention ?
  • Travaillez-vous en réseau avec des médecins ou psychologues si besoin ?

Un bon sophrologue ne s’offusquera jamais de ces questions. Elles sont le signe d’une relation de confiance qui commence bien.

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